mercredi 3 décembre 2008

Toujours et encore la suite

Aujourd'hui, nous allons parler de l'existant afin de préparer aux mieux les pistes que j'évoquerai vendredi, pour pouvoir ainsi poser les bases d'un travail de maquettage et de création.

Pour commencer voici une image assez drôle de ce qui se fait pour le confort des geeks à travers le monde:























http://www.clubic.com/actualite-69557-insolite-toilettes-numeriques-geeks-presses.html

Cest toilettes permettent, comme le dit l'article, des
"emplacements pour papier toilette, écran LCD Philips 20 pouces, lecteur DVD Philips, enregistreur video numérique TiVo, console Xbox 360 360, Notebook eMachines, réfrigérateur compact Avanti avec système de bière pression, etc."
Soit, c'est amusant, mais c'est coûteux (5000 dollars US), et c'est dédié à une minorité de personnes (les geeks, riches de surcroît). Mais recitons Steven Pollyea, VP marketing de Roto-Rooter (voir article "Rebond"):
"Une personne passe en moyenne un an, quatre mois et 5 jours de son existence aux toilettes (...) Cet endroit devrait être le plus confortable du domicile"
Et penchons nous sur le dock iPod, qui est intégré au dérouleur de papier, pour écouter sa musique aux toilettes.


















http://www.gadgettastic.com/?s=Iloo

Une manière intéressante de penser, qui offre un gain de place considérable et qui évite d'avoir l'iPod dans la poche ou dans les mains aux toilettes.

Enfin, dans l'optique d'une lecture statique numérique aux toilettes, on peut envisager ce genre de technologie:


















http://augmentedblog.wordpress.com/2008/10/30/3d-book-wrap-up/

Par de la réalité augmentée, le lecteur pourra voir en 3D, devant lui, l'histoire qu'il lit. Là encore, cela résout les problèmes de posture, puisqu'il n'a pas à tenir la bande dessinée.
Evidemment, la technologie est coûteuse et encore en voie de développement,mais l'idée est fort intéressante, dans le sens ou l'expérience de lecture est différente, on a une vue d'ensemble et une déstructuration de la lecture linéaire.

D'après le caustique ouvrage d' Henry Miller, Lire aux Cabinets,
"ce qu'on lit aux cabinets, c'est presque toujours de la lecture futile [...]. Il paraît qu'il y a des gens qui ont une étagère avec des livres dans leurs cabinets."
Et comme il dit si bien :
"Même aux cabinets où l'on pourrait croire qu'il n'est pas nécessaire de faire quoi que ce soit, ou de penser à quoi que ce soit, où une fois par jour au moins on est seul avec soi-même et où tout ce qui se passe est machinal, même ce moment de béatitude, car c'est bien une sorte de petite béatitude, il faut le rompre en se concentrant sur la matière imprimée."
Mais il ne faut pas forcer la chose au point de vouloir gagner du temps. Gagner de la place, oui, mais aller aux toilettes est un plaisir (sauf maladies) et comme le dit encore une fois l'excellent Henry Miller :
"La méthode moderne, c'est d'essayer plusieurs choses à la fois afin "d'utiliser son temps au maximum", comme on dit. C'est une méthode profondément malsaine, contraire à l'hygiène et inefficace. Il faut se laisser aller! "Occupez vous des petites choses et les grandes se feront d'elles-mêmes."























Toutes ces recherches (seulement les plus intéressantes sont exposées ici) me permettent de poser des bonnes bases pour les pistes de travail à suivre. Il ne reste plus qu'une semaine avant la phase 2, donc beaucoup de travail de pré-matérialisation à faire dans les jours à venir. Ces recherches me permettent aussi de ne pas seulement considérer l'aspect technique de la lecture aux toilettes, mais aussi le côté humain, un peu tabou (les toilettes sont indissociables de la pudeur, c'est d'ailleurs pour cela que c'est une pièce à part entière). En effet, même si le projet se veut original, il y a des limites à la pudeur et même au moeurs (quoique les moeurs sont faits pour être détruits) à ne pas dépasser. Les questions sont donc les suivantes: comment proposer un système intéressant pour la lecture aux toilettes, tout en gagnant de la place? Comment proposer un syteme sérieux, sans dépasser certaines limites de la pudeur? Et aussi, comment faire de cette pièce exigue et intimiste, un lieu de transition pour la lecture?

A moi de répondre à ces questions et de proposer des pistes (pertinentes cette fois) pour la phase 2.

Pour conclure cette, article, une double bonne nouvelle : rendez vous le jeudi 18 septembre aux bureaux de Soleil, pour rencontrer le responsable Marketing, Mr Langlois, pour une entrevue. Et pour faire d'une pierre deux coups, rendez vous quelques heures plus tard à 4kms des bureaux de Soleil pour un rendez vous aux studios le Caillou, pour une opportunité de stage à Angoulème, où ils viennet d'ouvrir un pôle bande dessinée pour l'adaptation intelligente du neuvième art au numérique.

A bientôt



vendredi 28 novembre 2008

Suite de la lecture aux toilettes

Pour ceux qui lisent des BD aux toilettes, il y a plusieurs solutions. Soit les bd en question sont déjà aux toilettes, une pile en mauvais état en général, que l'on a déjà lues pour la plupart et qui n'offrent quasiment aucun intérêt, soit on va chercher une bd avant, dans sa bibliothèque pour la lire aux toilettes. Dans ce cas précis, imaginons un scénario classique:












Il y a ici un premier problème à régler à savoir celui de savoir où l'on va poser sa bd, sans la salir ou l'abîmer. Il y a peut être une voie à explorer déjà de ce côté là. Un autre problème identifié est la posture (eh oui, il faut bien en parler), car on est pas forcément droit lorsque l'on défèque. Effectivement, selon wikipedia, les positions diffèrent en fonction des pays et des cultures. En Europe, la position généralement adoptée est la position assise, avec une cuvette et ce qui s'apparente à un siège.

Un autre problème se pose: faut-il lire avant, pendant ou après? Si on va aux toilettes, c'est parce qu'on a envie, il est donc difficile de se retenir pour lire, bien qu'on puisse avoir un temps de répit pour lire. Lire pendant est difficile, car la stimulation du corps est telle qu'il n'est pas évident de réfléchir pendant cette période. (voir l'article de Lucile POUMARAT, Kinésithérapeute D.E, voir)
On peut continuer à lire après, mais soyons honnêtes, sans rentrer dans les détails, si on lit et que l'on s'essuie 30 minutes plus tard c'est loin d'être agréable. Il y a donc un "quand" et un "combien de temps" à établir (la remarque judicieuse des intervenants sur la continuité de la lecture après ou même avant m'a intéressé).

Pour conclure et avant d'entrer plus précisément dans l'existant, le côté marketing et les axes de travail, je dirais qu'il y a deux choses que je veux travailler en priorité:
1 - L'ergonomie des toilettes, le coté pratique (où poser sa bd, avoir plutôt une bd numérique (video projecteur dans le dérouleur, au plafond...), gain de place (bd sur le papier toilette)...
2 - Le coté continuité de la bande dessinée (fauteuil - toilette - fauteuil =bd papier - bd numérique - bd papier, par exemple).

mercredi 26 novembre 2008

Rebond

Après une remise en question du projet, plusieurs objectifs se sont imposés à moi:
1-Redéfinir un contexte particulier
2-Proposer des axes de travail

3-Maquetter pour illustrer ces axes


Le premier objectif a pour but d'établir un contexte de travail précis et c'est pour cela que je me suis dirigé vers le centre de Nantes (sur le conseil de Mr Pelet, pour la librairie des Enfants Terribles) afin de prendre des photos de tout et de rien, de divers endroits.

D'abord, où lit-on? Dans son lit, dans une salle d'attente, dans le bus, métro ou tramway, dans une librairie, dans une bibliothèque, aux toilettes.

Analysons un peu ces contextes :

Au gré de ma journée, j'ai commencé à prendre des photos de partout où je lisais, à commencer par le lit. Celui de ma sœur a un dossier spécialement fait pour la position assise, donc la lecture.















La lecture au lit offre de nombreuses possibilités, telles que la notion de confort. Mais le lit est déjà une solution à un mode de lecture précis. Puis, j'ai décidé d'explorer d'autres pistes et d'aller à Nantes, voir ce que la librairie des Enfants Terribles proposait:
























Une librairie fournie, toute en couleur, proposant des modes de lectures différentes, comme cette table centrale légèrement en hauteur. Imaginez une musique douce, de la couleur et une ambiance confinée au centre de la douce odeur du livre neuf ou ancien. Tout ici, vous incite à lire. Puis, vous montez, à l'étage et vous vous rendez compte que si vous faites plus d'1m70, il vous sera dur de circuler avec le dos droit. Et vous constaterez que l'espace est aménager pour les enfants, comme en témoigne la salle du fond, dont les murs sont remplis de peintures qui ont débordé de je ne sais quel œuvre enfantine.




































C'est alors que je me suis dit que la meilleure façon de comparer était d'aller à la fnac. Et là, pas de doutes, l'utilisateur n'est pas pris en compte comme dans les petites librairies. A peine arrivé dans l'espace bande dessinée, voilà que l'on retrouve des gens de tous ages, adossés contre les murs de bande dessinées, feuilletant, dans une position fortement inconfortable, le ou les albums qu'ils tiennent en main.


























































Malgré cela, la fnac propose son forum, où les gens peuvent lire, mais sur des chaises peu confortables. On voit quelques gens à la limite du mutisme le plus profond, qui ne se parlent pas et se contentent de cette situation de cette promiscuité contrôlée. Après les baladeurs ou mp3, le livre devient source de désintégration du rapport humain...



















Cette réflexion m'a alors amené à rayer définitivement la piste de la lecture dans le bus. Les gens ne se parlent déjà plus, alors inutile d'instaurer un outil qui les pousseraient vers un quasi autisme quotidien. De plus, le bus est déjà par excellence, l'endroit confiné où chaque chose a sa place et où la praticité et le gain de place passent avant une certaine forme d'individualisation des utilisateurs.



















Puis, j'ai repensé à mon rendez vous du lundi précédent chez le dentiste., et plus précisément, à la salle d'attente. La salle était confortable et l'attente longue. Une pile de magazine datant d'il y a 3 ans s'empilait sur la petite table basse, tous traitant d'automobiles dernier cri ou de potins (dernier cris eux aussi). Un ensemble fort peu attirant.
Un autre aspect intéressant de la salle d'attente consiste à regarder avec précision les réactions des gens. N'avez vous jamais vu ce regard inquisiteur de la vieille dame d'en face qui regarde ce que vous lisez? N'avez vous jamais vu une personne regarder avec envie un Paris Match et finalement, prendre un magazine d'économie pour paraître bien?



















Après avoir étudié les modes de lecture de la salle d'attente, je me suis penché sur les toilettes. Pourquoi? Parce que lire aux toilettes est une habitude chez certains, un plaisir même.
« Une personne passe en moyenne un an, quatre mois et 5 jours de son existence aux toilettes (...) Cet endroit devrait être le plus confortable du domicile », a souligné Steven Pollyea, VP marketing de Roto-Rooter.
Qui plus est, les toilettes ne sont pas un espace où l'on est plusieurs à la fois, sauf pour les toilettes publiques. Chez le particulier, cela pourrait régler plusieurs problèmes à la fois (le problème de la place que prend une bibliothèque papier dans un petit habitat, par exemple). L'endroit est plus ou moins exigu selon les habitats, les toilettes sont parfois intégrées à la salle de bain, l'installation d'un quelconque outillage est donc difficile.
























Après ces deux jours à explorer les endroits de lecture et les modes de lectures, voici les points positifs et négatifs que j'en ai retiré:
Les lieux exclus de suite sont les transports en commun. La raison est simple, je ne veux pas favoriser une rupture plus importante du dialogue humain en enfermant encore plus les usagers dans un dispositif personnel.
Les librairies et bibliothèques me semblaient être de bons endroits, mais la diversité fait que les petites librairies, qui arrivent à créer une ambiance n'ont pas besoin d'un outil de lecture immersive, l'ambiance faisant déjà le reste. Quant aux grands revendeurs, ils n'ont pas besoin de ça, on va là bas pour acheter ou au pire feuilleter, mais certainement pas pour lire, dans le vrai sens du terme.
La salle d'attente me semble un point intéressant à explorer de part le fait que, comme le signale son appellation, on est en posture d'attente. Il serait intéressant de creuser et de voir comment un dispositif de lecture immersive pourrait s'insinuer là-dedans. Mais le problème reste encore la population hétéroclite qui fréquentent ces salles, il y aurait un problème de communauté à prendre en compte.
Enfin, les toilettes sont un lieu à prendre fortement en considération de par leur symbolique par rapport à la lecture. Qui plus est, ce lieu est individuel chez le particulier et des applications pour les toilettes publiques sont envisageables (publicité numérique...). Une étude de posture et de sensations sera nécessaire.
En conclusion, mon contexte se situe maintenant dans les toilettes, si l'on peut parler ainsi. Je pense qu'il y a matière à travailler et des pistes à explorer. Demain, le post poussera plus loin le concept pour en dégager des problèmes et des pistes de travail (la sémantique de cette phrase me fait rire au plus haut point).

vendredi 14 novembre 2008

Remise en cause phase 1

Après la désastreuse phase 1, je me suis rendu compte que ces axes n’étaient pas assez pertinents, mais que l’axe trois méritait qu’on s’y penche un peu plus. Et, malheureusement, qu’il fallait quasiment refaire une phase 1 pour cette proposition. Alors que faire à ce stade ? Comment rebondir pour proposer un aspect plus tranchant et plus pertinent de cet axe ? Pourquoi ne pas traiter de la mise en situation qui demanderait plus d’ambition qu’une simple interface ? Lire aux toilettes ou en bibliothèque :est-ce différent ? Faut-il déstructurer ce format album pour en faire un environnement virtuel et appliquer le terme de navigation dans une bande dessinée à un voyage immersif virtuel ? Comment serait-ce de voyager DANS une BD?
Autant de questions (et bien d'autres) auxquelles il me faut apporter des réponses rapidement pour rebondir efficacement en phase 2.

mercredi 29 octobre 2008

Il est temps d'écrire

Voici l'introduction et le plan du mémoire

Introduction

Plan

Bonne lecture et n'hésitez pas à poster pour me dire ce qui ne va pas.

jeudi 23 octobre 2008

Schéma des acteurs

Voici le schéma éditorial et ses acteurs en version très simplifiée mais suffisament compréhensive qu'il y a bien trop d'intermédiaires entre l'auteur et le lecteur.

mercredi 22 octobre 2008

Edition : La méthode Dargaud pour lutter contre le piratage.

Dargaud adopte une nouvelle politique vis à vis du piratage et de la contrefaçon numérique. L'éditeur a décidé ne pas se braquer et d'adopter une conduite qui va dans le sens des nouvelles technologies, en proposant un outil numérique (un site web pour l'instant) qui sert de vitrine aux productions. Certains internautes ont aussi signé une charte avec Dargaud pour que ceux ci mettent un copyright sur les contenus qu'ils diffusent. Dargaud vise aussi la téléphonie mobile, future poule aux oeufs d'or pour les petits strips.

Plus intéressant encore, Dargaud a créé pour cela un pôle "nouvelles technologies" ou sont embauchées deux personnes à plein temps. Une occasion unique de stage...

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